COMMUNIQUE DE PRESSE Dans tous les domaines culturels, il est des gens qui ont en eux à la fois la passion et le talent. Et qui se battent jour après jour contre les préjugés de la société afin de donner vie à leurs idées. Abdé Kéta est de ceux-là. Cet autodidacte lillois de 27 ans possède bien des cordes à son arc ; slameur, poète urbain, scénariste et ancien animateur de quartier, il a décidé de prendre la plume afin d’écrire et d’éditer son premier roman, LE JARDIN DES PROSES. De plus, il s’agit de la première fiction romancée autour du slam, en France. Ce livre s’adresse à tous les publics, à partir de 13 ans. Il montre la vie des habitants des banlieues, sous un angle tendre, drôle, parfois désabusé, mais toujours réaliste. Le jeune homme n’est pas un parfait inconnu dans le monde du cinéma ; en 2006, sans aucune subvention, il a réalisé et produit intégralement « A ta rencontre », présenté au Festival du Film Indépendant de Lille. Parrainé par Richard Borhinger, ce film a ensuite bénéficié d’un succès d’estime sur internet, où l’on peut encore le visionner dans son intégralité. Fort de ces débuts encourageants, Abdé Kéta s’est de nouveau lancé dans l’aventure cinématographique en écrivant le scénario du Jardin des Proses. Souhaitant cette fois-ci emprunter le parcours plus classique de la recherche de subventions, il l’a d’abord soumis à l’appréciation d’une commission d’attribution des aides pour les longs métrages. Cette dernière lui a opposé un refus, au motif qu’il « véhiculait des idées positives de la banlieue », à contre-courant des clichés usuels et « vendeurs » du cinéma français. Pas découragé pour autant, Abdé a donc décidé de puiser encore une fois dans ses propres ressources ; après avoir fondé « Les Editions du Fil de l’Eau », il a romancé son scénario et édité en septembre 2009, Le Jardin des Proses. Depuis la sortie du film « Slam » en 1998, cette discipline vocale a suscité l’engouement d’un public éclectique et diversifié. Portée par Grand Corps Malade et Abd-Al-Malik, elle a permis un renouvellement et un rajeunissement de la poésie française, en dehors des salons parisiens, en touchant également les quartiers populaires et les campagnes. Le slam est un mode d’expression profond, qui ne peut se passer de poésie intérieure, ni de musicalité. Il mêle également théâtre, expression corporelle, sens du placement scénique et interactions avec le public. De plus, il favorise l’acquisition de mots nouveaux, et une approche différente de la langue française, plus sonore et ludique. Le slam devient ici un outil pudique de communication et de réconciliation, faisant ainsi démentir l’idée répandue, selon laquelle « les pauvres ne savent pas parler d’eux ». Car la vraie vie des cités ne se réduit pas aux aspects négatifs, montrés à grands renforts de poudre et de trafics en tous genres sur les écrans blancs des salles obscures, fort heureusement ; elle est aussi faite de belles rencontres, de moments de grâce, d’absurdité assumée et de franche rigolade. Le jeune auteur a souhaité porter ces idées tout au long de son livre. Un livre sur la banlieue, conçu par un de ses habitants pour promouvoir l’image des enfants, des adolescents, des adultes qui y vivent et rétablir certaines vérités négligées par l’opinion publique ; la quête d’amour et de reconnaissance est, comme partout ailleurs, une préoccupation essentielle de ces personnes, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aillent. Ici, la solidarité fait un pied de nez à l’isolement et au mal-être. L’espoir nait à travers des situations mal engagées, par le biais de hasards, de détermination à vivre ou à obtenir plus de justice. Le Jardin des Proses est la preuve qu’on peut soulever ou montrer les dysfonctionnements du système, sans pour autant avoir « la haine » de celui-ci. Et il démontre à tous qu’on peut choisir les orientations de sa vie, en toute indépendance des clichés auxquels on se complait souvent inconsciemment à adhérer. Ce livre n’a pas la prétention de donner des leçons à qui que ce soit. Il est juste un hommage à la bonne volonté de certains et un appel à l’ouverture des frontières mentales régissant nos rapports aux autres. La publication du livre lui permettra de récolter une part du financement de la production du long métrage, dans la lignée de ces films urbains : LA HAINE, L'ESQUIVE, ENTRE LES MURS...
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